Publications & travaux
Une recherche développée depuis 1997 autour d’une même question
Qu’est-ce que l’homme — et que font nos manières de vivre à ce qu’il devient ?
Mes travaux se sont développés au fil des années sur des terrains différents : anthropologie de la personne, connaissance de soi, action humaine, corps, modes de vie, santé du quotidien ou encore art de vivre à la française.
Cette diversité est celle des objets étudiés, non celle de la recherche.
Ils procèdent d’une même interrogation : comprendre la personne humaine dans son unité, puis examiner les conditions qui lui permettent — ou l’empêchent — de déployer pleinement ses facultés.
Ces recherches prennent aujourd’hui plusieurs formes : ouvrages publiés, livres en cours de publication ou d’écriture, articles, travaux de recherche et conférences.
Elles sont progressivement réunies au sein d’un même projet :
L’Homme essoufflé.
Ouvrages
Les fondements de l’anthropologie chrétienne
Cet ouvrage pose une partie des fondements anthropologiques sur lesquels s’appuie mon travail.
Il s’intéresse à la personne humaine dans son unité et aux différentes dimensions qui permettent d’en comprendre le fonctionnement : le corps, les facultés sensibles, l’intelligence, la volonté, les passions et la dimension spirituelle de l’homme.
L’anthropologie chrétienne y est abordée non comme une collection de prescriptions morales, mais comme une compréhension structurée de la personne.
Ce travail constitue l’un des socles à partir desquels se sont développées mes recherches ultérieures sur la connaissance de soi, l’action humaine et les conditions du discernement.
[Référence bibliographique / éditeur / année]
L’anthropologie comportementale au service de l’épanouissement intégral
Ce travail prolonge la recherche anthropologique en l’orientant vers une question concrète : que change la compréhension de la personne dans la manière dont elle conduit son existence ?
Il s’agit de partir de la structure de la personne plutôt que de commencer par des méthodes, des comportements à adopter ou des objectifs à atteindre.
Comprendre avant d’agir.
Comprendre ce qui met l’homme en mouvement, ce qui peut le conduire ou l’entraver, afin de rendre possible une action plus libre et plus juste.
Cette articulation entre anthropologie fondamentale et situations concrètes annonce directement l’un des deux grands axes de mes recherches actuelles.
Travaux en cours
L’Homme essoufflé
Qu’est-ce que l’homme — et que font nos manières de vivre à ce qu’il devient ?
L’Homme essoufflé est aujourd’hui le projet qui rassemble mes recherches.
Son point de départ est anthropologique : avant de demander à l’homme de mieux vivre, mieux travailler, mieux décider ou mieux prendre soin de lui, il faut comprendre celui auquel nous adressons toutes ces demandes.
Le projet revient donc d’abord à la structure de la personne — corps, sensations, passions, intelligence, volonté, habitudes, vertus, discernement, esprit — avant de la confronter aux conditions dans lesquelles l’homme contemporain vit effectivement.
Que deviennent l’attention, la volonté, le désir, la capacité de récupération ou le discernement lorsque les rythmes et les contraintes du quotidien cessent progressivement de respecter certaines des conditions dont ils dépendent ?
Cette confrontation conduit à explorer deux dimensions inséparables :
ce qui fait agir et réagir la personne ;
et
ce que nos manières de vivre font à sa capacité d’agir.
Le projet fait dialoguer l’anthropologie classique, notamment aristotélicienne et thomiste, avec les connaissances scientifiques contemporaines, en maintenant la distinction entre leurs niveaux d’explication.
Il constitue le cadre général dans lequel s’inscrivent aujourd’hui mes recherches sur l’action humaine, la dette corporelle et les modes de vie.
Découvrir le projet de recherche L’Homme essoufflé
La dette corporelle
Ce que le corps continue à payer lorsque nous avons déjà oublié ce que nous lui avons demandé
La dette corporelle est l’un des concepts développés dans le cadre de L’Homme essoufflé.
Elle part d’un constat : le corps humain possède une capacité d’adaptation suffisamment importante pour continuer à fonctionner alors même que les conditions nécessaires à une récupération complète ne sont plus toujours réunies.
Il compense.
Cette capacité nous protège.
Mais elle peut également masquer l’installation progressive d’un déséquilibre lorsque la sollicitation devient chronique et que la récupération ne suffit plus à restaurer ce qui a été dépensé.
Nous ne nous effondrons pas nécessairement.
Nous nous adaptons.
Puis nous nous adaptons à notre adaptation.
La recherche sur la dette corporelle cherche à comprendre ce processus et ses relations avec nos modes de vie : sommeil, rythmes, mouvement, alimentation, stress, récupération et organisation générale du quotidien.
Elle ne vise ni à proposer une cause unique à des symptômes multiples ni à se substituer au diagnostic médical.
Elle cherche à développer une grille de lecture du rapport entre sollicitation, compensation, récupération et vitalité.
Un ouvrage consacré à cette recherche est actuellement en cours de finalisation.
L’art de vivre à la française
Et si une manière de vivre pouvait aussi être interrogée à partir de ce qu’elle fait à l’homme ?
Ce travail est né de la rencontre entre deux champs que j’avais longtemps étudiés séparément.
D’un côté, mes recherches anthropologiques et, plus récemment, celles consacrées à la dette corporelle et aux effets de nos modes de vie.
De l’autre, une connaissance ancienne de la gastronomie, du vin, de la table et plus largement de la culture française.
Leur rapprochement m’a conduit à regarder autrement ce que nous appelons « l’art de vivre à la française ».
Non plus seulement comme un patrimoine à conserver ou un ensemble de traditions à célébrer, mais comme une certaine organisation de la vie ordinaire.
Le temps du repas.
Le plaisir.
La convivialité.
Le rapport aux autres.
La marche et le mouvement ordinaire.
Les rythmes.
La mesure.
La recherche consiste notamment à isoler ces différentes pratiques et à examiner, sans les confondre, ce que les sciences contemporaines permettent d’établir sur leurs relations avec la récupération, la vitalité et la santé.
Une question traverse ce travail :
et si une partie de ce que nous cherchons aujourd’hui à réintroduire artificiellement dans nos vies avait autrefois été davantage intégrée à la vie elle-même ?
Deux ouvrages prolongent actuellement cette recherche : l’un consacré à l’art de vivre à la française pour un lectorat international, notamment américain ; l’autre à son histoire et à ses fondements.
Découvrir les travaux sur l’art de vivre à la française
Articles et recherche publique
Une recherche ne se construit pas seulement au moment où paraît un livre.
J’en publie régulièrement des fragments, des hypothèses, des développements ou des applications sous forme d’articles.
Une partie de ce travail paraît notamment sur Cyrano.blog, où j’exerce comme journaliste culturel.
Ces articles me permettent d’explorer des questions plus circonscrites, de confronter certains concepts à l’actualité culturelle et scientifique et de rendre accessibles des éléments d’une recherche plus vaste encore en cours.
Une recherche qui se poursuit également par l’échange
Mes travaux ne sont pas conçus comme un système fermé.
Ils se développent aussi dans la confrontation.
Avec la littérature scientifique.
Avec d’autres chercheurs.
Avec des médecins et des praticiens lorsque les questions abordées rencontrent leur champ de compétence.
Avec les situations humaines observées au cours de mes interventions.
Et avec les objections que suscitent nécessairement des hypothèses lorsqu’elles sont exposées publiquement.
Cette dimension est particulièrement importante dans L’Homme essoufflé.
Faire dialoguer anthropologie classique et connaissances contemporaines exige de distinguer ce qui relève d’une proposition anthropologique, ce qui peut être établi empiriquement, ce qui constitue une convergence et ce qui demeure une hypothèse.
La recherche n’a d’intérêt que si elle accepte d’être mise à l’épreuve.
De la recherche à la transmission
Ces travaux donnent également lieu à des interventions et conférences.
Elles ne constituent pas un ensemble de sujets indépendants.
Elles sont différentes portes d’entrée dans une même recherche :
comprendre la personne humaine ;
comprendre ce qui la fait agir et réagir dans le management ;
comprendre la dette corporelle ;
comprendre ce que l’art de vivre à la française peut nous apprendre sur la santé du quotidien.