Un être humain complexe mais accessible !

J’ai passé près de trente ans à travailler une seule question, celle de savoir ce qu’est l’homme et pourquoi il lui est si difficile, aujourd’hui, de devenir ce qu’il porte en lui. Ce travail n’est pas né dans un bureau ni dans l’idée de produire un livre de plus. Il est né d’un temps que j’ai eu et que la plupart n’ont pas, un temps donné par une famille et par une histoire, et que j’ai toujours reçu comme une charge plutôt que comme un privilège. Mon grand-père disait que ce que nous sommes, nous le devons à ceux pour qui nous le sommes. J’ai grandi avec cette phrase sans toujours la comprendre, et je la comprends chaque année davantage : le temps qu’on m’a donné pour apprendre n’était pas pour moi, il était pour ceux à qui je pourrais un jour le rendre sous une forme qui les touche.

Je ne suis pas un universitaire au sesn classique, et je le dis sans amertume ni fausse modestie. Un universitaire construit une preuve qui doit tenir seule, indépendamment de celui qui l’énonce. Ce n’est pas mon geste, et cela ne l’a jamais été. Je suis un chercheur au sens le plus concret du mot, celui qui passe ses journées à chercher, à vérifier, à recommencer, mais avec un objectif qui n’est pas de convaincre un comité de lecture : c’est de rendre à l’homme d’aujourd’hui ce que l’anthropologie classique, celle qui pense l’homme dans son corps, son âme et son esprit, avait déjà compris de lui depuis longtemps, et qu’il a perdu la capacité de se dire à lui-même.

J’ai vu, au fil des années, ce que cette anthropologie produisait chez ceux à qui je la transmettais, dans un bilan de compétences, dans une conversation, dans une conférence. Ce n’était pas de la curiosité polie. C’était de la reconnaissance, au sens fort, celui d’une personne qui retrouve un mot pour ce qu’elle vivait sans pouvoir le nommer.

On m’a dit plus d’une fois qu’on aurait aimé apprendre cela plus tôt, qu’on aurait dû l’apprendre à l’école. Ce genre de phrase, répété depuis si longtemps par des personnes qui ne se connaissaient pas entre elles, a fini par valoir à mes yeux comme une preuve, différente de celle d’un article scientifique mais tout aussi exigeante à tenir dans la durée : on ne trompe pas quelqu’un sur ce qu’il ressent de lui-même pendant des années.

C’est de ce constat qu’est né le projet qui organise aujourd’hui tout mon travail, et qui porte un nom, celui de l’homme essoufflé. Non pas l’homme qui manque de temps, mais l’homme dont le rapport au temps s’est brisé, qui fait beaucoup et devient peu, dont le corps n’est plus en accord avec lui-même, et dont la culture ne lui donne plus les moyens de se comprendre. Ce diagnostic, je le construis dans un livre qui en pose les fondements, avec les sciences contemporaines et la tradition philosophique qu’il s’agit de tenir ensemble sans les confondre, et je le publie dans des articles destinés à un lectorat qui pense, à commencer par Cyrano.blog

Mais ce travail de fond ne me suffit pas s’il reste enfermé dans un livre.

Il a une autre vie, plus ancienne encore que le livre lui-même, celle des conférences que je donne depuis des années et que je continuerai à donner, parce qu’elles sont le lieu où cette recherche rencontre directement une personne, un groupe, une entreprise.

La première pose simplement ce qu’est l’homme, dans sa structure la plus stable, pour permettre à chacun de se connaître avant de choisir.

La seconde prend les passions de l’âme, la colère, la peur, le désir, et en fait une grille pour comprendre ceux qu’on manague ou qu’on éduque.

La troisième s’attache au corps, à sa vitalité, à ce qui rend possible ou impossible un discernement juste.

La quatrième reprend ce même souffle à l’échelle d’une société entière, à travers l’art de vivre à la française, comme une civilisation qui aurait gardé, mieux que d’autres, le sens du temps et du repas.

Ce que je cherche à faire avancer n’est pas l’humanité en général, formule trop grande pour être vraie, mais un homme précis, celui qui ne sait plus se dire à lui-même pourquoi il est vidé, usé, à plat, et à qui je crois pouvoir rendre, par la recherche autant que par la parole donnée en face, un peu de ce souffle qu’il a perdu.

Ces travaux m’ont conduit à proposer en parallèle un accompagnement en bilan de comptences renouvelé

Quand le malaise ne vient pas du métier, mais du point de départ

Retrouver une cohérence professionnelle tenable

Cet accompagnement s’adresse à des personnes qui, sans être en échec professionnel, ne se reconnaissent plus dans leur trajectoire de travail.

Il propose une démarche de discernement professionnel et de bilan de compétences, destinée à clarifier le point de départ avant toute décision.

Lorsque le malaise ne vient pas seulement du métier, mais d’un décalage plus profond entre la personne et ce qu’elle fait.

Le point de départ

Il arrive un moment où ce que l’on fait ne tombe plus juste.

Pas nécessairement parce que l’on a échoué.

Souvent, au contraire, parce que l’on a réussi — mais à partir d’un point qui n’est plus le sien.

Ce site s’adresse à des personnes qui sentent un décalage durable entre ce qu’elles font et ce qu’elles sont devenues.

Pas une crise passagère.

Pas une simple fatigue.

Un désaccord plus profond, installé dans le temps.

La démarche proposée ici ne promet pas de solution rapide.

Elle ne cherche pas à rassurer ni à orienter à tout prix.

Elle propose un cadre de clarification exigeant, en amont de toute décision professionnelle.

Avant de changer de métier, d’entreprise ou de trajectoire,

il peut être nécessaire de revenir au bon point de départ.