Qui je suis


Avant de parler de méthode

Avant toute démarche, il est légitime de vouloir savoir à qui l’on s’adresse.

Non pour être convaincu.

Non pour être rassuré.

Mais pour vérifier si la parole que l’on entend est portée par une expérience réelle, une cohérence, et une posture ajustée.


Une trajectoire plus qu’un parcours

Mon parcours peut donner l’impression de la diversité.

Il traverse des champs différents : l’écriture, la philosophie, l’anthropologie, la musique, la transmission, l’accompagnement.

Mais cette diversité n’est qu’apparente.

En profondeur, je n’ai jamais cessé de travailler la même chose : la justesse.

Justesse du regard.

Justesse du geste.

Justesse de la place occupée.

Je n’ai jamais cherché à accumuler des compétences pour elles-mêmes,

mais à comprendre ce qui fait qu’un homme tient dans ce qu’il fait —

ou, au contraire, s’y fatigue sans toujours savoir pourquoi.


Penser dans le temps long

Ma formation intellectuelle s’est construite au contact des textes fondateurs, de la philosophie classique et de l’anthropologie.

Ces disciplines apprennent une chose essentielle :

les désaccords profonds ne naissent pas d’un jour à l’autre.

Ils s’installent lentement, par glissement, par adaptation, parfois par réussite.

Cette manière de lire le réel dans la durée a façonné mon regard sur le travail, les trajectoires professionnelles et les crises silencieuses que beaucoup traversent sans pouvoir les nommer.

On ne s’égare jamais brutalement.

On s’éloigne par petites concessions successives.


Une réflexion ancienne sur la connaissance de soi

Ce travail ne s’est pas construit récemment.

Il s’inscrit dans une réflexion menée depuis de nombreuses années sur la connaissance de soi comme condition de toute décision juste.

Cette réflexion a notamment donné lieu à un livre, Connais-toi toi-même, consacré à une question simple en apparence, mais décisive :

à partir de qui décidons-nous réellement de nos vies ?

Il ne s’agissait pas d’y proposer une méthode, ni un programme de développement personnel,

mais de poser un cadre anthropologique : comprendre qui nous sommes avant de chercher ce que nous devons faire.


Autorité, décision et responsabilité

La musique a occupé une place importante dans ma vie.

Comme chef d’orchestre, j’y ai appris que l’autorité ne se décrète pas. Elle se dégage.

Diriger, ce n’est pas imposer.

C’est écouter, ajuster, donner le tempo juste, et permettre à chacun de tenir sa place sans se perdre.

Cette expérience m’a profondément marqué : elle m’a appris que toute décision juste suppose un point de départ clair — qu’il s’agisse d’un individu ou d’un collectif.


Une compétence reconnue au niveau institutionnel

Cette compétence anthropologique m’a également conduit à être membre permanent, pendant plusieurs années, d’un comité d’éthique de la finance, à un niveau où les décisions engagent bien au-delà des individus.

Là encore, il ne s’agissait pas d’apporter des réponses techniques,

mais de rappeler les conditions humaines, symboliques et éthiques à partir desquelles une décision peut rester juste, soutenable et responsable.

Cette expérience a renforcé une conviction déjà ancienne :

les dérives ne viennent pas d’un manque de compétence, mais d’un point de départ confus.


Le corps comme lieu de vérité

Mon rapport au corps n’a jamais été séparé de la pensée.

La pratique de la slackline, comme la marche en montagne, m’a appris une chose simple et exigeante :

on ne tient pas longtemps sur une ligne si l’on force ou si l’on triche avec son équilibre.

On avance par ajustements fins, en respectant ce qui est là, sans chercher l’effet.

Ce rapport au corps a profondément nourri ma manière de comprendre les désaccords professionnels :

on ne corrige pas un déséquilibre durable sans revenir à ce qui l’a créé.


Pourquoi ce travail aujourd’hui

Au fil des accompagnements, une évidence s’est imposée.

Beaucoup de personnes viennent chercher une solution professionnelle, alors que leur difficulté se situe en amont.

Elles ont réussi.

Elles se sont adaptées.

Elles ont tenu leur rôle.

Mais elles n’ont jamais eu l’espace — ni parfois la possibilité — de clarifier à partir de qui leurs choix continuaient d’être construits.

Tant que ce point n’est pas posé, changer de métier ou de cadre revient souvent à déplacer le problème.


Une posture claire

Je ne suis ni thérapeute,

ni coach,

ni motivateur.

Je ne cherche ni à réparer, ni à rassurer, ni à décider à votre place.

Je propose un cadre de travail exigeant, dans lequel il devient possible de poser une décision professionnelle au bon endroit — qu’elle débouche sur une reconversion ou sur un repositionnement profond.


Une relation adulte

Ce travail suppose une relation adulte.

Il n’y a ici ni promesse spectaculaire,

ni dépendance,

ni captation affective.

Simplement un espace de clarification, tenu avec rigueur, respect et honnêteté.


La suite logique

Avant toute prise de contact, il est important d’avoir vérifié une chose essentielle :

Êtes-vous aujourd’hui au bon endroit pour ce type de démarche ?